07/04/2010

Merci pour vos commantaires

En ouvrant mon blog ce matin, j'ai été très surprise de voir que des personnes ont eu la gentillesse de lire ce que j'écris et de se donner la peine de commenter diverses réflextions de mon cru. Cela me fait plaisir et je les en remercie vivement. Je réponds d'abord à "Chercheur d'or". Quel joli pseudonyme! Je ne sais pas si vous avez trouvé de l'or dans mes écrits, du moins dans les  réflextions sur différents sujets. Ce que vous dites m'a interpelée. En effet, je ne pensais pas un seul moment que j'avais l'air de mépriser qui que ce soit. Ce doit être ma façon très directe d'écrire. Je ne sais pas bien mettre des formes pour donner mon avis. Mais comme je le dis par ailleurs, je respecte tout à fait les idées différentes des miennes. Est ce que trouver certaines d'entre elles stupides est faire preuve de mépris? Je vais tout de même me surveiller un peu et me relire pour ne froisser personne. Cependant je ne changerai pas d'avis pour cela! Je pense que je dirai la même chose avec d'autres mots.  

09:27 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/04/2010

Bienvenue

mettre sur mon blog
Bienvenue sur mon site. Il vaut ce qu'il vaut mais je m'efforce toujours d'écrire correctement, c'est déjà ça! Ceux qui ont eu le courage d'arriver ici et de lire mes écrits, jugeront s'ils ont ou non perdu leur temps. Ce que j'écris, je le pense. Je ne sais pas faire autrement. Personne n'est obligé d'être de mon avis, mais personne non plus ne m'obligera à en changer, sauf contre arguments incontestables et capables de me convaincre. Bonne lecture. Marie-Claire

11:17 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/03/2010

Haïkus

 

Souvenirs heureux

 

De tout cela, mon cœur,

…Je m'en souviendrai…

Juste pour le bonheur

De me souvenir.

 

Papa.

 

Image de ma main

Dans la poche de son  manteau:

Mes doigts se souviennent

De la forme de ses doigts,

Du toucher de sa peau

Et de la chaleur de la mienne

Dans sa paume, fermée

Sur ma main,

Comme un nid.

 

La Loire

 

Fleuve sauvage et  fascinant!

On s'asseyait dans les hautes herbes

On mangeait des  tomates crues et du pain,

En regardant l'eau fuir

Sur un lit  de sable et de galets.

Des îles ébouriffées émergeaient devant nous,

Le soleil, dans le courant, jouait,

 Nous envoyant des éclats de lumière, comme des clins d'œil.

J'entendais le bruit de soie de l'eau!

On était sur  une autre planète.

C'était magique.

07:07 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Les mots

Les mots

 

J'aime les mots.

Je les savoure,

Je m'en délecte.

Mon imagination s'envole

En les lisant.

 

J'aime les noms, les verbes,

Les adjectifs.

Les premiers désignent les choses

Les seconds leur donnent vie

Et les troisièmes les habillent.

 

J'aime les petits mots-liens

Qui se joignent, comme des mains,

Et les relient.

Pour faire des phrases,

Pour raconter,

Des histoires, des poèmes.

 

Ou simplement

Mes pensées

Qui volent, au fil du vent,

Sur les nuages,

Les paysages,

La ville,

Et mes amours.

 

Au secours!

Des mots je n'arrive pas

 A refermer le tiroir!

Ils s'échappent, sautent

Sur mes mains,

Sur mes doigts, sur le clavier.

Et les lettres,

Qui, sont autant de mots cachés,

Les projettent,

Noir sur blanc,

Sur mon écran.

07:04 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Cette nuit

Cette Nuit

 

Cette nuit,

Un poème est passé

Dans ma tête.

Son pas léger

M'a réveillée.

 

Un poème est passé

Dans ma tête.

Je me suis levée

Pour l'attraper.

 

Devant ma feuille blanche,

Crayon en main,

Devant ma feuille blanche,

Il s'est sauvé.

 

Un poème est passé

Dans ma tête.

Un poème est passé,

Sans s'arrêter.

 

Crayon en main,

Frustrée,

Je suis retournée

Me coucher.

07:02 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/03/2010

quatre épigraphes antiques inspirées par Debussy

Quatre épigraphes antiques.

 

Inspirées par Debussy.

 

1. Pour invoquer Pan, dieu du vent d'été

 

Souffle sur ma voile,

Avec ton pipeau.

Souffle sur ma voile,

Que je puisse partir au loin,

Bercée par ta musique.

 

Sur mon bateau imaginaire,

Je volerai par-dessus les collines,

Je volerai par-dessus les bois.

 Sur mon bateau imaginaire,

Je volerai par-dessus les toits.

 

J'accompagnerai les nuages,

Dans leur course sans fin.

J'accompagnerai les nuages

Au dessus des villes,

Au dessus des champs.

 

Je vivrai des orages,

Des éclairs,

De la pluie et du vent.

Je verrai  le ciel noir,

Les étoiles et le temps.

 

Le temps qui passe,

Et m'emmène,

Poussée par le vent,

Poussée par le souffle,

 La flûte du dieu Pan.

 

Æ:8J8:Å

 

2. Pour un tombeau sans nom

 

Qui dort là,

Sous la mousse,

Sous cette pierre usée,

Sous une croix

De guingois plantée?

 

Le temps a effacé son nom.

Ou bien n'en a-t-on jamais mis.

Qui dort là,

Sous les tilleuls,

Tout seul?

 

Est-ce une femme,

Un enfant,

Un vieil homme sage,

Qui vécut très longtemps?

 

Qui que tu sois,

Me diras tu le secret

De ce voyage étrange

Que l'on fait

Lorsque le jour, pour nous,

 S'éteint à jamais?

 

Ou bien devrais je à mon tour

Partir seule,

Sans rien savoir,

Vers ce pays de lumière,

Cette chimère,

 Qui n'existe pas?

Æ:8J8:Å

3.Pour que la Nuit soit propice

 

Pourquoi fait-il si noir,

Lorsque le Soleil s'endort?

 

Afin que nous puissions voir

 Les étoiles et rêver ?

 

Nuit si belle, Nuit d'été,

Aux senteurs mouillées,

Au parfum de chèvrefeuille,

 

Nuit d'hiver, Nuit glacée

Sous la froide lune irisée,

 

Nuit d'automne, Nuit de printemps,

Qui voit partir, et revenir,

Les oies sauvages,

S'envoler les feuilles rousses

Et s'ouvrir les bourgeons,

 

Qui que tu sois, Nuit,

Ferme mes yeux

Sur mes rêves.

Que je vive une autre vie,

Autre part, loin d'ici.

 

Le matin, ils s'en iront,

N'en restera qu'un souffle,

Qui s'enfuira je ne sais où,

Par la fenêtre entr'ouverte.

 

Et je les attendrai

Jusqu'à ce soir,

Une autre Nuit,

Un autre temps.

 

Æ:8J8:Å

4.Pour remercier la pluie du matin

 

Douce pluie,

Depuis mon lit,

Je t'écoute

Frapper mon toit

De tes milliers

De petits doigts.

Comme une musique

Fantastique.

 

Hier, le jardin dormait

Au soleil,

Comme un chat.

Les fleurs, alanguies,

Clignaient des yeux,

Eblouies.

 

Ce matin, le jardin s'éveille,

La pelouse reprend des couleurs

Et les fleurs, assoiffées,

S'ouvrent et boivent,

Avidement,

L'eau tiède

De la pluie d'été.

 

Mais bientôt, tu t'envoles,

Au loin,

Tirant après toi les nuages,

Comme une traîne,

Comme un voile.

 

Et le Soleil,

Vainqueur,

De l'horizon surgit.

Æ:8J8:Å

09:02 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/02/2010

3 poèmes

Voyage

 

Par ses fenêtres illuminées,

Le train,

Immobile,

Regarde passer

Le paysage,

Pressé.

 

Les poteaux filent,

Comme des aiguilles,

Tirant leur fil.

Cousent-ils

Les champs,

Les arbres,

Les maisons,

 

Comme une tapisserie,

En folie,

Qui roule et boule,

Entrainant

Les villages,

Les nuages,

Les bois sauvages,

 

Et cet étang,

Tranquille,

Entre les arbres noirs?

Sur ses bords,

J'aurais rêvé

M'asseoir.

 

:8:8:8

 

 

Naissance

 

Ce matin,

Quelle surprise !

Sur mon PC,

En l’ouvrant,

J’ai trouvé

Un poème nouveau-né,

Comme un poussin,

 Sorti de l’œuf,

Tout mouillé,

Tout neuf.

 

Dans ma tête,

Il est entré.

Sans crier gare,

Dans ma tête,

Il a sauté,

Dans la mare

De mes neurones

Epouvantés.

 

Trottant partout

 Sous mon crâne,

Picorant,

De ci, de là,

Dans ma mémoire,

Dans mes idées,

Dans mes rêves,

Dans mes pensées,

Ne va-t-il pas

Tout brouiller ?

 

 

J’ai peur d’écrire

Des choses folles,

Quand, dans ma tête,

Il cabriole.

 

Mais le voilà

 Qui s’envole,

Par la fenêtre de l’oubli.

Comme un rêve,

Au réveil,

Fuit.

 

 

:8:8:8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Houte si plou

 

La fenêtre est mouillée et le jardin se noie.

J’écoute la pluie frapper mes carreaux

De ses mille petits doigts,

Comme une musique.

 

Le ciel descend bas,  couvercle gris,

Sur les toits luisants

Des maisons trempées.

Les branches nues des arbres

Se tordent et gémissent,

Au vent qui s’amuse.

 

Un oiseau triste, lance une trille,

Depuis le bouleau effeuillé.

Mais dans les parterres noirs,

Où l’eau dégouline, en petits ruisseaux,

Les fleurs du printemps

Se cachent et rient.

 

Demain, elles pousseront leur nez vert,

Comme une main se tend,

Pour sentir s’il pleut encore.

Et bientôt, par ma fenêtre ouverte,

Je les verrai sortir,

Habillées de toutes les couleurs,

Comme un arc en ciel,

Au soleil.

 

☺☻☼☻☺

 

 

 

 

 

17:23 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |