17/08/2010

Les chemins que je n'ai pas suivis

 

17:44 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/05/2010

Jean d'Ormesson : Qu'ai-je fait?

Je viens de lire ce dernier livre de Jean d'Ormesson. Il ets bien entendu comme toujours, superbement écrit et le contenu, comme le fait prévoir le titre est un résumé de la vie de l'auteur, entrelardé de réflexions sur tout et sur rien. Voici quleques extraits que j'ai copiés pour les relire à

 

« Qu’ai-je donc fait ? »

…Le XVIIIème siècle est le temps de l’intelligence, de la tolérance, du culte de la beauté, de la révolte contre les pouvoirs, de la liberté des mœurs et de l’esprit…

…Conseils à un jeune écrivain : Ne t’occupe pas trop de la vie littéraire. Lis des livres, et écris-en.

Chacun est ce qu’il mange, ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il respire. Un écrivain est ce qu’il lit…Ne lis pas n’importe quoi. Lis plutôt les livres dont tout le monde parle sans les lire.

Bribes : De ce grand roman de l’univers, je n’ai écris que quelques bribes. La création du monde, Presque rien sur presque tout, un peu de Dieu, sa vie, son œuvre dont le titre n’était pas si mal. De l’aventure des hommes, j’ai présenté un résumé, …une sorte de tableau composite où apparaissent la plupart des configurations historiques : La Gloire de l’Empire. Je cherchais un fil rouge qui puisse courir à travers les siècles :…Histoire du juif errant Je décrivais le monde assez invraisemblable où nous vivons …à un esprit venu d’ailleurs qui n’en connaîtrait rien et que tout étonnerait :La Douane de Mer. C’était des livres. Ils n’égalaient pas leur destin.

…Le XXème siècle a été, par excellence, le temps de l’absence de Dieu. Deuix homme sont mené contre lui, à yune échelle jusqu’alors inconnue et par des moyens différents et semblables, un combat sans merci : Staline et Hitler.

…Le problème n’est pas Dieu. Le problème est le rapport des hommes avec Dieu. Au lieu de le servir, ils se plutôt servent de lui. Chacun voit Dieu à sa porte. Au moins à titre provisoire, il faut mette Dieu entre parenthèses.

…C’est une affaire entendue : le monde a plus changé en cent ans que dans les 10.000 années précédentes….Les hommes ont remplacé Dieu qui a si longtemps veillé à tout et c’est un grand bouleversement.

…L’argent, hier, était, sinon une force de l’ombre, du moins un outil subalterne au service du pouvoir. Tout désormais tourne autour de lui. Il est devenu le pouvoir.

…J’avais le désespoir très gai…

…Un homme sur deux est une femme, et toutes les femmes sont des hommes…

…Aucun Dieu ne sauvera l’homme si ce n’est l’homme lui-même…L’amour, la compassion, la joie, l’égalité d’âme…

 

mon aise:

18:20 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/05/2010

Chat

6 chat

Chat

Un chat, nommé Mistigris,

A traversé mon blog

A pas de velours.

Un chat nommé Mistigris

S’est faufilé

Entre mes mots,

 Mes idées,

Mes rêves,

Mes pensées.

 

Il a laissé des traces,

Furtives,

Un peu partout,

Sourcilleux,

Petit maître,

Juge intègre,

Il donnait son avis.

 

J’ai toujours rêvé

Lire les pensées d’un chat.

J’aime leur regard énigmatique

Plein de profondeur,

Où mes pensées se perdent

Dans le jade

De leurs yeux verts.

 

J’aime l’idée

Qu’un chat

Se promène dans mes écrits

Et peut être

S’endort

Entre deux pages,

Ce soir.

16:58 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/05/2010

Jardins de ville et les chemins inconnus

Le jardin de ville

 

Clos

Mon jardin,

Entre les murs.

Clos

L’horizon,

Au dessus des toits.

 

Mes rêves seuls

S’envolent

Là où courent les nuages,

Là où le soleil roule,

Comme une boule

Au fil des jours.

 

Mon âme, mon esprit, mon cœur

Ont besoin d’espace.

Mon regard,

Pour vivre

A besoin de voir loin,

Les collines,

Les prés, les champs,

Les maisons là-bas,

Avec leur cheminée qui fume.

 

Je voudrais encore

M’asseoir,

Tranquille,

Au bord du paysage,

Avec la vallée, à mes pieds,

Où coule l’Amblève

Et se perd

Entre ses rives arborées.

 

Je voudrais encore

Laisser mon rêve

Planer comme un faucon,

Dériver avec les nuages

Qui, nonchalants, se promènent,

Au gré du vent,

Tout là-haut

Comme des bateaux étranges,

 Glissant

Sur un océan inversé.

 

☺☻☼☺☻

Les chemins que je n’ai pas suivis

 

Je rêve des chemins inconnus

Où mes souliers

N’ont laissé nulle trace.

Je rêve des chemins inconnus

Où j’aurais pu marcher.

 

Je les ai vus de loin

Commencer leur voyage

Entre les prés fleuris,

A l’orée de bois touffus.

 

Je les ai vus de loin

Commencer leur voyage

Si je les avais suivis,

Où serais-je arrivée ?

 

Est-ce arriver qui compte,

Où seulement suivre,

Mettre un pied devant l’autre

Et laisser son regard

Errer, curieux, sur les ombres

Qui rodent entre les arbres ?

 

Que de chemins j’ai vus

Que je n’ai pu suivre,

Entrainée loin d’eux,

Par le courant,

Comme une feuille, un fétu,

Dans les remous de ma vie.

 

Les chemins inconnus

Garderont leur mystère.

Seuls mes rêves

Pourront imaginer

Où ils vont,

Par où ils passent,

Et ce regret furtif

De ce qu’on a raté.

 

☻☺☼☻

11:03 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lettre à Mistigris

Cher(e) Mistigris, qui traversez mon blog en laissant des mots sur votre passage, comme la trace des pattes de velours d'un chat sur la neige, merci de vos commentaires qui me plaisent beaucoup. J'ai toujours rêvé lire les pensées d'un chat. J'aime leur regard énigmatique, plein de profondeur, où mes pensées à moi se perdent dans l'eau glauque de leurs yeux verts. Comme vous, je préfère mes poèmes et mes nouvelles à mes réflexions. Mais parfois les mots m'échappent et s'écrivent sur mon écran, comme un vase trop plein laisse écouler l'eau qu'il ne contient plus, une goutte l'ayant fait soudain déborder. N'y attachez pas d'importance. Ils dérivent dans ma tête comme un nuage au ciel d'été. Pouvons nous en vouloir à un nuage qui passe et nous cache un moment le soleil? Rassurez vous, puisque cela semble vous plaire un peu, je continue à écrire et vous aurez l'occasion d'encore lire mes poêmes et mes nouvelles. J'en ai des tas dans mon ordinateur et des tas d'autres dans ma tête qui aime tant rêver. Bien amicalement! Marie-Claire

09:28 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

J'ai dans ma tête...

J'ai dans ma tête une petite fille

 

J'ai dans ma tête une petite fille

Qui dort en rond,

Comme un chat.

 

J'ai dans ma tête une petite fille

Qui est peut être moi.

Pourtant,

J'ai des cheveux blancs,

Des tas de petits-enfants

Qui sont bien grands.

 

Seraient-ils contents

De voir dans ma tête

Cette petite fille

Qui rêve et qui rit,

Qui ressemble à cette enfant

Que je fus il y a longtemps?

 

Le temps passe, étrangement.

Hier, j'avais  dix ans

Et me voici

D'un coup,

Demain,

A l'autre bout

De ma vie,

A l'autre bout

De mon temps.

 

Ne me quitte pas,

Petite fille,

Qui autrefois,

Fût moi.

J'ai besoin de tes yeux,

Qui s'émerveillent.

 

J'ai besoin de tes rêves,

Pour planer

Dans le vent,

Sur la vallée,

Sur la colline,

Sur la mer

Ou l'océan.

 

J'aime ton rire.

Dans ma tête,

C'est lui que j'entendrai,

Encore,

Quand je m'en irai

 

Vers le rivage

 D'une île inconnue,

Quand je m'en irai,

D'où l'on ne revient pas.

09:08 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/05/2010

réflexions sur les croyances

 

Question que je me pose par rapport aux croyants de tous bords (Juifs orthodoxes, Chrétiens genre Opus Dei, musulmans intégristes, terroristes divers)

 

Une dame entièrement voilée de noir, on ne voit qu'à peine ses yeux, dit tranquillement à un journaliste qu'elle s'habille de la sorte POUR PLAIRE à  DIEU!!!Comment existent-t-ils des gens assez naïfs ou irréfléchis pour croire qu’il existe un (ou des) dieu(x) imbécile(s) qui s’occupe(nt) de la façon dont les gens s’habillent, de ce qu’ils mangent, de la façon (et avec qui) ils font l’amour, alors que tout va mal sur la terre et qu’il y aurait tout de même autre chose à faire pour une (ou des) divinité(s), soi disant toute(s) puissante(s) et aimante(s) que de s’occuper ainsi de choses anodines ?

Je lui (leur) suggère, par exemple, d’empêcher les gens de se taper dessus et même de s’entretuer au sujet de leur religion respective, de s’occuper que les gens aient à manger plutôt de s’occuper de ce qu’ils peuvent ou non manger, d’empêcher une moitié de l’humanité de dominer l’autre moitié, sous prétexte de sexes différents, en un mot de laisser les humains respirer.

J’entends d’ici les prêtres de tous bords seriner que Dieu nous laisse libres. C’est facile ça, tiens ! Vous vous entretuez, vous inventez des règlements idiots et contraignants, vous proclamez que c’est vous et pas les autres qui détiennent la vérité et le (ou les) dieu(x) auxquels vous croyez se lavent les mains tranquillement. « Ils sont libres, n’est ce pas ? Je n’en ai rien à faire. » Dans un conte, un jour, j’ai lu qu’une jeune fille, enlevée par une déesse et élevée par elle, dit à sa mère, qui vient la voir pour essayer de la récupérer,  et s’étonne de sa froideur : « Elle (la déesse) m’a enseigné l’indifférence qui est la vertu des dieux ».

 Nourrie d’Evangile depuis ma naissance, je ne peux croire à un Dieu indifférent. Je préfère penser qu’en fait, il n’existe pas, ça fait moins mal et donne du courage : c’est en nous et nulle part ailleurs que nous devons trouver la force de vivre et de supporter l’insupportable qui se passe, chaque jour, partout dans le monde, tout en faisant tout ce que nous pouvons pour rendre le monde meilleur dans notre sphère de vie. Si chacun balaie devant sa porte…

08:46 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |