02/05/2010

Jardins de ville et les chemins inconnus

Le jardin de ville

 

Clos

Mon jardin,

Entre les murs.

Clos

L’horizon,

Au dessus des toits.

 

Mes rêves seuls

S’envolent

Là où courent les nuages,

Là où le soleil roule,

Comme une boule

Au fil des jours.

 

Mon âme, mon esprit, mon cœur

Ont besoin d’espace.

Mon regard,

Pour vivre

A besoin de voir loin,

Les collines,

Les prés, les champs,

Les maisons là-bas,

Avec leur cheminée qui fume.

 

Je voudrais encore

M’asseoir,

Tranquille,

Au bord du paysage,

Avec la vallée, à mes pieds,

Où coule l’Amblève

Et se perd

Entre ses rives arborées.

 

Je voudrais encore

Laisser mon rêve

Planer comme un faucon,

Dériver avec les nuages

Qui, nonchalants, se promènent,

Au gré du vent,

Tout là-haut

Comme des bateaux étranges,

 Glissant

Sur un océan inversé.

 

☺☻☼☺☻

Les chemins que je n’ai pas suivis

 

Je rêve des chemins inconnus

Où mes souliers

N’ont laissé nulle trace.

Je rêve des chemins inconnus

Où j’aurais pu marcher.

 

Je les ai vus de loin

Commencer leur voyage

Entre les prés fleuris,

A l’orée de bois touffus.

 

Je les ai vus de loin

Commencer leur voyage

Si je les avais suivis,

Où serais-je arrivée ?

 

Est-ce arriver qui compte,

Où seulement suivre,

Mettre un pied devant l’autre

Et laisser son regard

Errer, curieux, sur les ombres

Qui rodent entre les arbres ?

 

Que de chemins j’ai vus

Que je n’ai pu suivre,

Entrainée loin d’eux,

Par le courant,

Comme une feuille, un fétu,

Dans les remous de ma vie.

 

Les chemins inconnus

Garderont leur mystère.

Seuls mes rêves

Pourront imaginer

Où ils vont,

Par où ils passent,

Et ce regret furtif

De ce qu’on a raté.

 

☻☺☼☻

11:03 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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