21/02/2013

automne

Automne

 

J'aimais l'automne

Sur la colline,

En face de chez moi.

J'aimais l'automne,

Quand le soleil de l'après midi

Allongeait les ombres

Sur les pâtures,

Un soleil très doux

Couleur d'ambre.

 

Dans mon jardin de ville,

Quand vient l'automne,

Les feuilles d'or s'envolent au vent

Et sur l'herbe se posent

En rêvant.

 

Dans mon jardin de ville,

Je pense au vent d'automne

Là bas.

La pluie sur les carreaux

Joue du tambour.

Et ses larmes,

Sur les carreaux,

Coulent

Par des chemins tremblants.

Peut être que les gouttes

Ecrivent un poème

Sur les carreaux luisants.

Et moi, je rêve

En les regardant

10:06 Écrit par Marie-Claire Schùermans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/09/2012

Réponses à Mistigris et à Chercheur d'or

Cher Mistigris, que c'est gentil ce que vous m'écrivez! Bien sur je continue de chercher. Si j'arrêtais de me poser des questions, ce serait ma mort, ou plutot celle de mon esprit. Pour ce que j'écris, poèmes ou contes ou encore nouvelles, j'aime que d'autres le lisent. On n'écrit pas seulement pour soi. Et les commentaires me font plaisir et puis on apprend toujours des autres. C'est si important! Je ne vous connais que par vos commentaires mais je vous aime bien. C'est comme un(e) ami(e) inconnu(e) qui pense à vous quelque part. Merci!

Cher Chercheur d'or, il me semble d'après ce que vous écrivez que vous avez peut être trouvé un peu d'or dans mes écrits? Merci, cela me fait plaisir. J'aime assez que vous trouvez un rythme dans mes poèmes. Pour moi la musique et la poésie cela va ensemble. Je peux très bien chercher aussi de vraies rimes mais cela ne me parait pas important. J'aime aussi disposer les mots d'une certaines manières. C'est comme un dessin, je dessine mon poème. Ce que j'ai répondu plus haut à Mistigris, cela vaut aussi pour vous. Merci.  

16:01 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Poèmes divers

 

 

 

J'ai vu passer le Temps…

 

J'ai vu passer le Temps.

Il courrait vite, vite.

J'ai vu passer le Temps.

Il emmenait ma vie,

Dans un tourbillon,

 Comme le vent d'automne

Emporte les feuilles.

 

Ah! Je voudrais qu'il s'arrête,

Un peu,

Juste le temps

 De m'asseoir

Au bord de ma vie,

Et de la voir,

Au fil du Temps,

S'écouler doucement,

Comme l'eau de l'Amblève,

Que j'aimais tant.

 

Je verrais mes souvenirs,

Glisser au fil de l'eau,

Comme des fleurs,

Comme des pleurs

Sur mes joues.

 

Le bruit de soie de l'eau,

Comme un rire,

Un bonheur,

Qui s'étire,

Au fil du Temps.

:8:8:8

Je voudrais…

 

Je voudrais,

Au bout de mon jardin,

Une forêt.

Je voudrais

Un sentier perdu,

Avec le soleil qui se glisse,

Entre les sapins.

 

Ce serait ma forêt,

Un lieu enchanté

Où se trouveraient

Tous mes souvenirs.

Mes pas dans mes pas anciens,

Je marcherais sans me presser.

 

Je pourrais m'asseoir,

Sur ce tronc là bas,

Ecouter le vent,

Entendre le silence.

 

Je voudrais…

Mais je suis ici,

Entre les maisons,

Dans mon jardin clos.

 

Je ferme les yeux

Et je rêve

Au temps d'autrefois,

Où j'étais là bas.

 

:8:8:8

Le Lé de Bure

 

Comme un lé de bure

Caché dans les plis

D'un tissu chatoyant,

Comme un lé de bure

Qu'on dissimule

Sous les ornements,

Ainsi mes peines profondes

Dorment dans mon esprit,

Sous l'abondance

De mes bonheurs.

 

Un rien, une musique,

Une image soudaine,

Les réveillent.

Et les larmes,

 Aux yeux, me viennent.

 

Que de jours heureux sont passés

Depuis ce temps là!

J'ai eu, et j'ai encore,

Toutes les joies possibles,

Tout l'amour du monde,

Reçu,

Tout l'amour du monde,

Donné.

 

Tant de bonheur!

Et pourtant,

Un lé de bure,

Dans ma robe, est caché.

15:43 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/08/2011

réponse à Mistigris

Mon gentil petit chat, il y a une chose qui nous sépare radicalement: je ne crois pas en Dieu et vous bien. C'est pourquoi, comme nous partons d'une base différente, il est impossible que nous soyons jamais du même avis. Cependant votre avis n'est pas inutile, je le lis volontiers. On retire toujours quelque chose de l'avis des autres. Bonnes vacances! Marie-Claire

14:57 Écrit par Marie-Claire Schùermans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

réflexions sur l'identité

Réflexions sur l’Identité

Il y a plusieurs sortes d’identités mais, en général, elles se tiennent et découlent l’une de l’autre. Cependant il n’est pas rare que deux identités pour la même personne posent problème, se télescopent l’une l’autre. Par exemple un enfant dont les parents sont d’origines différentes peut éprouver des difficultés à choisir celle qui lui correspond le mieux, que ce soit une identité nationale (deux pays différents) ou une identité physique (métissage) ou une identité d’origine sociale (un des parents est, par ex., d’origine bourgeoise (profession libérale, cadre d’entreprise…) et l’autre d’origine plus modeste, (par ex. métier manuel, employé peu qualifié…) On peut ajouter les identités sexuelles, religieuses, philosophiques, de rang d’âges (Ados, séniors…) et sans doute d’autres encore.

            Les être humains naissent dans une société à laquelle il leur faudra s’adapter. Mais la première empreinte sera l’empreinte parentale. Le petit humain va s’identifier à ses parents. En grandissant, il aura des contacts avec d’autres personnes, d’autres situations. Il aura des choix à faire pour se sentir accepté dans son milieu de vie. C’est indispensable, mais il y a des obstacles qui sont parfois importants : si un enfant est né de parents du même milieu, du même pays, de même origine et que la famille reste dans son pays d’origine, il n’y aura guère de problème : il n’aura pas de difficulté pour s’adapter, ce qui n’est pas le cas pour un autre dont, par exemple, les parents sont issus de l’émigration, ayant souvent une mentalité différente, des habitudes de vie différentes, une religion, parfois, très différente de celle pratiquée dans le pays d’accueil.

            Toute société repose sur un acquis qu’on peut dénommer : civilisation. Il n’y a pas de civilisation meilleure que les autres, elles sont seulement différentes. Chaque citoyen s’identifie à la civilisation de son lieu d’origine. Par exemple, en Occident, règne la démocratie, la liberté et l’égalité entre les citoyens, ce qui est loin d’être le cas partout dans le monde. Avec les guerres, les conflits, la tyrannie, la pauvreté régnant dans un grand nombre de pays non occidentaux, l’immigration est de plus en plus forte pour ceux qui aspirent à une vie meilleure et un meilleur avenir pour leurs enfants. Cette situation de fait a plusieurs conséquences sur l’identité des gens. Les occidentaux, confrontés à l’afflux d’étrangers, se sentent parfois agressés par une mentalité, une façon de vivre et de penser  qui leur semblent très éloignées des leurs. Il y a un mouvement de rejet et un repli sur soi qui est en quelque sorte défensif : leur identité d’occidentaux, confrontée à l’identité de l’autre se renforce, et du coté de l’étranger, lui-même se sent agressé par le regard porté sur lui par les autochtones. Alors, système de défense aussi chez lui, il se replie sur ce qu’il est et  sur les valeurs qui sont celles de son pays d’origine, avec le danger d’extrémisme des deux cotés. On le voit bien avec les islamistes sans tolérance et  les mouvements d’extrême droite, en France par ex., et la dérive de ceux qui veulent des lois sur leur identité nationale.

            Dans un même pays, on peut avoir, en plus de son identité nationale, une identité régionale fondée sur son lieu d’habitation, la langue que l’on parle, ses habitudes… Ce qui provoque parfois des mouvements d’humeur exacerbés par ce que chacun considère un peu comme l’arrogance de l’autre. Les politiciens habiles ne manquent pas de se servir de cette tendance pour porter de l’eau à leur moulin en exagérant les différences et en les mettant en avant, au lieu de chercher ce qui rapproche les gens.

Pour ce qui est du conflit Flamands-Wallons, les dirigeants belges, au cours des années, n’ont rien fait pour l’entente entre les régions. Au commencement de notre indépendance, les Francophones ont dominé le pays entier. La bourgeoisie, les universités, la littérature, la culture, l’armée même, tout était en français, que ce soit en Flandre ou en Wallonie. Les Flamands d’origine, de milieu aisé, parlaient français et ne daignaient s’adresser en flamand qu’aux gens modestes, comme les paysans, les ouvriers et les gens de maison. En 14-18, les Belges, quelle que soit leur origine, ont payé un lourd tribut à la guerre. Il s’est trouvé alors, après le conflit, des gens qui ont désiré rendre sa dignité au parler du peuple flamand. Des lois ont été votées au cours des années pour y arriver. C’était louable mais la Belgique est un petit pays, de nombreux flamands se sont installés en Wallonie, attirés par le travail dans les usines, bien plus nombreuses que chez eux à l’époque. Ils se sont adaptés sans peine. Il suffit de lire le bottin de téléphone, il y a plus de noms d’origine flamande que d’autres. Et ce sont ces « nouveaux » wallons qui revendiquent maintenant des droits pour les Francophones. Cet état de fait a renforcé chez les Belges leur revendication d’identité régionale. Heureusement les Belges sont des gens raisonnables et s’ils crient fort, ils n’imagineraient sûrement pas de s’entretuer pour avoir raison. On aurait pu éviter tout cela si les premiers dirigeants du pays nouvellement indépendant avaient tenu compte des différences régionales et décréter d’origine le pays comme un pays entièrement bilingue. Est-ce possible qu’un gouvernement soit tombé à cause d’une poignée de gens habitant la périphérie de Bruxelles, au détriment de la grosse majorité des autres, Francophones ou Flamands, qui franchement ne se sentent aucunement concernés par la scission ou pas d’un petit département où la plupart n’a probablement jamais mis les pieds.

Les identités régionales semblent, à l’heure actuelle, se renforcer, maintenant que les identités nationales se diluent un peu dans l’identité générale européenne, depuis la création de l’Union Européenne. Au Royaume uni, les Ecossais ont revendiqué une certaine indépendance, si vous dites à un Gallois qu’il est Anglais, il ne sera pas content. Les Bretons ont maintenant des écoles en dialecte breton, les Espagnols sont confrontés au terrorisme des extrémistes du pays Basque, des pays, unis depuis des années, se sont scindés, comme le Tchéquie et la Slovaquie ou les pays issus de l’ancienne Yougoslavie.

Pour que chacun se sente bien, il faut qu’il sache s’identifier. On a reçu tel nom, et tel prénom, on vit dans telle famille, on pratique tel métier, dans telle région, tel pays. On a une religion ou une philosophie, on est homme ou femme, hétérosexuel ou pas, de couleurs de peau diverses : blanc, noir, chocolat, asiatique, eurasien ou européen. Quand on a réussi son identification complète, on peut voir autrement les choses et s’adapter à un milieu, un environnement, un pays, une mentalité différente de la sienne à l’origine et s’enrichir avec les apports différents qui viennent du monde entier.

 

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14:42 Écrit par Marie-Claire Schùermans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/05/2011

Neige d'Avril

Neige d' Avril

 

J'étais assise au soleil de printemps.

Un livre sur les genoux,

Je rêvais.

 

Le ciel était si bleu,

Au-dessus des toits.

On entendait au loin

Les rumeurs de la vie.

 

Près de moi, les parterres,

Les vasques et les bacs à fleurs

Formaient un arc en ciel

Au soleil.

 

Soudain,

Une neige blanche et délicate

S'est mise à tomber,

Doucement,

Comme à regret,

Sur la pelouse étonnée.

 

L'hiver était il revenu

Nous surprendre,

Comme un voleur?

 

Avec un friselis,

Comme un rire,

Un petit vent farceur

Avait traversé les branches

Du cerisier en fleurs.

:8:8:8

21:01 Écrit par Marie-Claire Schùermans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Réponse à Mistigri

Cher Mistigri, j'ai bien tardé à vous répondre parce que j'ai eu autre chose à faire ces temps ci que d'aller voir  sur mon blog. Vous avez parfaitement le droit d'avoir des idées et des croyances qui vous aident à vivre. Moi j'ai d'autres idées et je ne suis pas certaine du tout que mes idées soient meilleures que les vôtres. Cependant, ce sont les miennes et jusqu'à présent j'y tiens parce que j'y ai murement réfléchi et que ces idées me conviennent et m'aident à vivre. Je ne désire nullement convaincre qui que ce soit que j'ai raison. Ce que j'écris qui ne sont ni des poèmes, ni des nouvelles, ni des contes, sont simplement des réflexions qui me viennent à l'esprit et cela m'aide à mettre de l'ordre dans mes pensées d'écrire ce que je pense. Je ne désire choquer personne. Personnellement, le sidées des autres ne me choquent aucunement, chacun étant libre, selon moi, d'avoir les idées qui l'arrangent. Merci pour vos commentaires. Ils sont très intéressants. J'ose vous dire mon amitié, quand on discute ensemble, on ets un peu amis queluqe part, non?

20:57 Écrit par Marie-Claire Schùermans dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |